9 avril 2026

Collèges/Lycées

Créations / suppressions de postes dans les lycées à la rentrée 2026

Le rectorat a présenté aux organisations syndicales les mesures de créations et de suppressions de postes dans les lycées de l’académie lors du groupe de travail du mercredi 1er avril et du CSA du mardi 7 avril. Ainsi, il est prévu 70 suppressions de postes (dont 8 mesures de carte scolaire) pour 44 créations.

Les élus de la FSU ont dénoncé ces suppressions de postes alors que les effectifs prévus dans les lycées généraux et technologiques seront en augmentation à la rentrée 2026. Depuis 6 ans, les moyens supprimés correspondent à un retrait de 246 postes, c’est-à-dire à la fermeture de 3 lycées en Normandie !

Sur le terrain, cela se traduit par des classes toujours plus chargées, des dédoublements supprimés, des enseignements de spécialité ou des options fermées. Quand ces dernières sont maintenues, cela se fait souvent en mettant dans un même groupe des élèves de niveaux différents ou en ne respectant pas les horaires réglementaires. Impossible dans ces conditions de venir en aide efficacement à tous les élèves, en particulier à ceux pour lesquels des aménagements pédagogiques sont nécessaires.

La FSU rappelle que dans le même temps le privé est toujours financé comme le public alors qu’il sélectionne ses élèves. Là où dans les lycées publics les options ou les LVC sont supprimées, elles sont maintenus dans les lycées privés instaurant ainsi une école à deux vitesses, dont l’une n’est accessible qu’aux élèves issus de familles favorisées.

Pour les enseignants, ces baisses de moyens, vont entraîner une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail à laquelle s’ajoute une nouvelle hausse des HSA (en moyenne, souvent très supérieure à 2 HSA par enseignant). La FSU a rappelé que les HSA doivent servir à ajuster les services, et non à augmenter la charge de travail des professeurs qui s’est déjà considérablement accrue ces dernières années.

Dans de nombreux établissements, des compléments de service donné (CSD) pourraient être évités car il y a suffisamment d’heures à effectuer dans la discipline. Ces CSD ne sont dus qu’à un nombre trop important d’HSA à répartir au sein de l’établissement. Nous avons rappelé qu’un CSD, c’est une dégradation des conditions d’exercices pour le collègue qui le subit, une plus grande difficulté à travailler avec les autres enseignants de l’équipe pédagogique car moins de présence au sein du lycée et un moins bon suivi des élèves (avec notamment des difficultés à participer aux conseils de classe lorsqu’on est sur plusieurs établissements). Nous avons enfin dénoncé l’augmentation du nombre de postes partagés sur 3 établissements dans certaines disciplines, comme l’allemand, ce qui entraîne pour les collègues concernés une multiplication du nombre de niveaux à prendre en charge, un épuisement causé par les temps de trajet entre établissements et des emplois du temps très dégradés.

Lors de l’examen de la situation de chaque établissement, les élus de la FSU ont systématiquement questionné le rectorat sur le nombre d’HSA dans les disciplines où il est prévu une suppression de poste, ainsi que dans celles comportant une quotité de BMP importante. Lorsque ce nombre d’HSA était suffisant, la FSU a demandé le maintien du poste ou la transformation du BMP en création de poste afin d’augmenter les possibilités de mutations lors du mouvement intra-académique. De même, la FSU a demandé que la quotité de certains BMP soient portée à 18h (en diminuant le nombre d’HSA dans la discipline correspondante), afin que ces derniers puissent être utilisés pour des enseignants stagiaires et ainsi remettre dans le mouvement intra-académique des postes qui avaient été gelés pour accueillir les nouveaux professeurs.

Les interventions de la FSU ont permis de :

 maintenir un poste en Espagnol au lycée Le Corbusier de St Etienne du Rouvray, évitant ainsi une mesure de carte scolaire ;
 créer 5 postes : * en SII option ingénierie Electrique au lycée Dumezil de Vernon ;
* en Economie-Gestion Marketing au lycée Malraux de Gaillon ;
* en Histoire-Géographie au lycée Navarre-Leclerc d’Alençon ;
* en EPS au lycée Sembat de Sotteville-les-Rouen ;
* en Lettres-classiques au lycée de la Côte d’Albâtre de St Valery en Caux ;

Vous trouverez ci-dessous :

 les mesures envisagées pour chaque lycée ;
 la liste des créations et suppressions de postes par discipline ;
 la liste des compléments de service donnés, ainsi que les établissements d’accueil.

compléments de service
creations-suppressions de postes par etablissement
Créations - suppressions par discipline