26 février 2026

Collèges/Lycées

Préparation de rentrée 2026 dans le calvados : la saignée continue

Contexte général

Les suppressions de postes massives dans notre académie à la rentrée prochaine ont de très lourdes conséquences dans notre département : ce ne sont pas moins de 29 ETP dans le 2d degré qui sont supprimés d’après les données académiques, mais cela se traduit concrètement par la perte de presque 33 ETP d’heures postes dans le 2d degré au regard des documents fournis (-555h en heures postes sur tout le département)

Prétextant encore et toujours de la baisse démographique, le gouvernement continue de fermer des postes en collèges et en lycée. (voir article sur le CSA académique). Et nous sommes particulièrement touchés dans le Calvados puisque les prévisions d’effectifs annoncent une baisse de 622 élèves pour la rentrée 2026. Il faut rappeler que lorsqu’il y avait une hausse de la démographie dans les collèges et les lycées, le ministre Blanquer supprimait déjà des postes dans le second degré.

Dans ces conditions aux retombées catastrophiques, afin de laisser le temps aux collègues de pouvoir échanger entre eux et repousser les CA d’établissement après la rentrée, la FSU du Calvados avec les sections départementales de la CGT Éduc’Action et de Sud Éducation, ont décidé de boycotter le CSA SD initialement prévu le vendredi 6 février.

Communiqué boycott CSA SD

Le CSA départemental a donc eu lieu le vendredi 13 février dans l’après-midi. La FSU du Calvados a lu la déclaration ci-dessous.

Déclaration de la FSU

Vous trouverez le détail des DHG par établissement dans le document ci-joint.

DHG 2026 - comparatif avec 2025

Répartition de la dotation : un coup de pouce aux dispositifs de consolidation, mais pas sur l’indice d’éloignement

Cette année, 150h de DHG, contre 51h l’an passé, ont été rajoutées pour certains établissements, sans que nous en ayons eu l’explication totalement claire dans les documents préparatoires. Pendant le CSA, la DASEN nous a indiqué que l’abondement avait été fait de façon à ce que chaque collège qui décide de maintenir les groupes de besoins en 6e et 5e, ou d’autres dispositifs de consolidation, puisse bénéficier de 60% de sa marge horaire pour le reste (dédoublements, etc)

Dans la déclaration, nous avons fait la remarque que la mise à jour du calcul sur l’indice d’éloignement opéré l’an dernier, qui avait été le levier employé par la DSDEN pour supprimer les heures et donc fortement réduit les dotations des établissements concernés, n’avait pas été réabondé cette année. À la rentrée 2024, 72h étaient distribuées à ces établissements. À la rentrée 2025 il n’y avait plus que 42h, et en 2026 il n’y en a plus que 40. La trentaine d’heures enlevée aux établissements qui en ont le plus besoin n’est donc toujours pas revenue... Dans ce contexte, certains collèges comme Guillaume de Normandie et Lechanteur qui n’ont rien reçu au titre des dispositifs de consolidation se retrouvent touchés de plein fouet par la baisse de leur dotation horaire en perdant respectivement chacun deux classes.

ULIS : 4 ouvertures annoncées

Quatre nouveaux collèges devraient ouvrir une ULIS à la rentrée prochaine, mais les établissements devant les accueillir ne sont pas encore connus. Comme cela a été rappelé dans la déclaration et en instance, l’effectif de chaque unité étant le plus souvent de 15 élèves sur le terrain (donc bien loin du seuil théorique de 10 élèves), implique des conditions de travail et d’encadrement dégradées tant pour les élèves concernés que pour les collègues.

Un collège qui déborde : Potigny

Les problèmes liés à la sectorisation ont une nouvelle fois également été soulevés pour le collège de Potigny, qui pour une capacité maximale de 450 élèves en accueille déjà 438 élèves cette année (hors ULIS) mais pose déjà de grands problèmes de fonctionnement pour les locaux, dont l’utilisation optimale est à 80% de la jauge maximale soit 360 élèves. Le collège en accueillera 445 l’année prochaine soit 7 de plus... Et il faut rajouter les ULIS... Alors que dans le même temps, le collège de Bretteville sur Laize qui accueillait une partie des élèves allant à Potigny depuis l’année dernière avant cette calamiteuse resectorisation, perd des élèves !

Si la sectorisation des collèges est du ressort du département et pas de la DSDEN, il nous semblait indispensable de le répéter ici, comme lors du précédent CDEN (et du prochain).