10 juin 2026

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Correction des épreuves du bac : quel mépris pour les candidates !

Jeudi 11 juin, toutes les élèves de Première Générale et Technologique passeront l’épreuve écrite anticipée de Français, leur première épreuve de baccalauréat, qui marque le lancement de la session 2026 du baccalauréat. Le bac est, chaque année, un moment important et stressant pour les candidates. Même si bon nombre de disciplines sont évaluées via le contrôle continu, il reste en fin d’année des épreuves très importantes. En Première, l’oral et l’écrit de Français, ainsi que la toute nouvelle épreuve de Mathématiques. En Terminale, la philosophie, les épreuves de spécialité et le Grand oral.

Chaque année, cette période est également éprouvante pour les enseignantes qui ont dû mettre les bouchées doubles pour finir les programmes et qui sont convoquées pour corriger les épreuves écrites et/ou interroger les candidates à l’oral. Cette année en Normandie, l’organisation des examens est de ce point de vue particulièrement chaotique, révélant le peu de considération que le Rectorat accorde aux candidates.

Par exemple, alors que de nombreux collègues partagent leur service entre collège et lycée, beaucoup sont convoqués pour corriger le bac tout en étant tenus d’assurer leurs cours en collège. Peut-on vraiment corriger 80 ou 90 copies en un temps restreint après ses journées de cours ? Peut-on vraiment corriger sérieusement une copie de bac, dont l’épreuve dure 4 heures, au soir d’une journée de travail intense et sans s’y consacrer pleinement ? Considère-t-on que la correction des copies de bac est une activité accessoire que l’on peut faire en plus de son activité habituelle ? C’est faire peu de cas du travail des candidates !

De même, malgré les engagements pris envers le SNES-FSU, le Rectorat convoque des collègues stagiaires, qui n’ont pas forcément l’expérience des classes à examens et se retrouvent donc démunis pour mener à bien leurs missions d’évaluation, qui nécessite au contraire une connaissance fine des programmes et des attendus. Là encore, quel mépris pour les candidates et pour les collègues débutants qui sont mis en réelle difficulté !

Enfin, malgré les alertes du SNES-FSU, le Rectorat maintient des convocations aux oraux extrêmement lointaines pour les examinateurs et examinatrices. Si une épreuve orale est une source importante de stress pour les candidates, elle impose aux collègues une grande concentration et génère beaucoup de fatigue. Cela n’est pas cumulable avec des distances importantes à parcourir chaque jour, a fortiori pour des collègues en situation de handicap. Personne n’est traité correctement dans ce cas-là, ni le candidat évalué ni l’examinateur et tout le monde en pâtit.

Par ailleurs, les annonces récentes du ministre sur les exigences en orthographe pour le bac sont restées sans consignes claires. Le SNES-FSU dénonce le fait que le ministre, qui s’adresse aux franges les plus réactionnaires, jette une fois encore le discrédit sur le valeur du diplôme et sur le travail des professeures, alors que la maîtrise de la langue nécessite un travail sur le temps long.

Le SNES-FSU Normandie continue d’exiger du Rectorat qu’il entende nos alertes quant aux conditions de travail des examinateurs et/ou interrogateurs et qu’il respecte le travail mené tout au long de l’année scolaire par les élèves et leurs professeures. Il en va de la qualité de l’évaluation des futures bachelieres.