Face à l’épisode caniculaire, la priorité doit être la santé des personnels et des élèves. Nul ne doit se mettre en danger. Le SNES-FSU a interpellé le Rectorat de Normandie sur les mesures mises en place. Vous trouverez les réponses dans cet article.
La nouvelle vague de très fortes chaleurs qui touche l’Hexagone depuis mercredi dernier fait une nouvelle fois apparaître l’impréparation manifeste de l’Éducation nationale face aux épisodes caniculaires. Le SNES-FSU continue d’exiger un cadrage national pour éviter le bricolage systématique généré par le renvoi des décisions au local.
Néanmoins, suite aux interventions du SNES-FSU au niveau national et au niveau académique, des garanties ont été obtenues concernant les conditions de travail des personnels et la protection de la santé de toutes et tous. En cas de problème, contactez-nous sans tarder par téléphone ou par mail.
La situation dans les collèges
Les températures annoncées ont déjà conduit plusieurs chefs d’établissement à suspendre les cours lundi 22 et mardi 23 juin, au moins l’après-midi. La consigne académique est d’autoriser largement ces suspensions, mais elles restent à l’initiative du chef d’établissement qui doit en discuter avec lea DASEN. Il aurait pourtant été beaucoup plus simple de les décréter partout ! Et cela éviterait les pressions locales pour maintenir les cours ou pour contraindre les personnels à rester en l’absence d’élèves (voir plus bas les situations d’AED et d’AESH notamment)
Si la continuité pédagogique sera sans doute proposée, elle ne peut être la condition pour fermer ou non l’établissement. Ce qui doit guider la décision, c’est la protection des personnels et des élèves.
Lorsque les cours sont maintenus, il est nécessaire de prendre toutes les dispositions pour rendre la situation supportable : changement de salle, activité à l’ombre...
Enfin, beaucoup de réunions (conseils de classe, d’enseignement, d’administration...) sont maintenues ou programmées en lieu et en place des cours suspendus : cela reste à la main des chefs d’établissement mais la présence des collègues ne peut être exigée au vu des températures constatées. Lorsque les collègues le souhaitent, une bascule en visio doit être envisagée.
Si les conditions sont insupportables, indiquez-le immédiatement dans le registre SST (que le Rectorat surveille en ces temps caniculaires comme le lait sur le feu - lien en bas de cet article) et avisez votre chef d’établissement pour trouver des solutions. Contactez-nous rapidement si les décisions prises sont contraires au bon sens et mettent en danger élèves et personnels.
Les examens (grand oral, oral de français, DNB...)
Le Rectorat indique que tous les centres d’examen ont pris des mesures pour permettre la tenue des oraux en début de semaine : ventilateurs, eau à disposition, salles plus fraiches... Là encore, c’est la santé des élèves et des examinateurices qui doit être la boussole des décisions. Interroger des heures durant, parfois après une longue route, des candidates dans une salle irrespirable n’est ni normal et ni propice à une évaluation juste.
Des reports pourraient encore être envisagés si la situation l’exige. Les candidates et les examinateurices seraient alors prévenues au plus vite.
Si les oraux se tiennent dans des conditions où les chefs de centre n’ont prévu aucun aménagement pour s’adapter à la chaleur, là encore, contactez-nous immédiatement et remplissez le registre SST.
Concernant le DNB, les épreuves ont été placées sur trois matinées - à l’exception de l’épreuve de sciences. Les chefs d’établissement sont invités à organiser les épreuves dans les salles les plus fraiches.
Pour les corrections du DNB, le SNES-FSU demande que les collègues puissent corriger chez eux, et pas forcément sur place, dans des conditions éprouvantes.
Les personnels
La consigne de la Rectrice aux chefs d’établissement est très claire : « nul ne doit se mettre en danger ». Ainsi, c’est bien la santé des personnels qui est la priorité.
Dès lors, pour les AED et les AESH, il est hors de question d’exiger d’elles et eux qu’iels restent sur leurs heures de travail alors même que les élèves ne sont plus là ou présents en tout petit nombre. Comme les autres personnels, si les cours sont suspendus et que les élèves ne sont pas là, ils et elles doivent pouvoir rentrer chez eux. Signalez-nous toute tentative contraire.
Pour les personnels particulièrement vulnérables à la chaleur, dont l’état de santé pourrait être affecté par ces conditions, là encore, il ne faut courir aucun risque. Prévenez sans tarder votre chef d’établissement qui devrait vous placer en ASA (autorisation spéciale d’absence).
De même, les personnels qui doivent garder leurs enfants dont l’école est finalement fermée doivent pouvoir bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence, sans pression ni menace de retenue sur salaire.
Face à l’improvisation permanente, à des conditions de travail inacceptables qui peuvent avoir des conséquences sur leur santé, le SNES-FSU appelle les personnels à se mobiliser pour faire valoir leurs droits dans les établissements, à remplir le Registre Santé et Sécurité au travail, à demander des aménagements. Il a également déposé un préavis de grève sur la période.
Les outils
- Remplir le registre Santé Sécurité : https://arena.ac-normandie.fr/sante_securite/
- Informer le SNES-FSU en transmettant les températures relevées sur votre lieu de travail : https://r.snes.edu/canicule2026
- L’article dédié et les outils sur le site national : https://www.snes.edu/canicule-2026/
