1er septembre 2026

Actualités

Point de situation des UPE2A en Normandie Les conditions de travail doivent évoluer !

Les UPE2A (Unités Pédagogiques pour Elèves Allophones Arrivants) visent àproposer aux EANA, élèves allophones nouvellement arrivées, un apprentissage du Français Langue Seconde (FLS).

Le nombre d’élèves allophones va croissant, mais pas le nombre d’UPE2A, et le manque de places empêche les élèves de bénéficier de l’accompagnement qui leur est nécessaire. De nombreux élèves se retrouvent ainsi en souffrance et en échec dans les classes ordinaires. Par ailleurs, les enseignantes affectées à ces dispositifs subissent ces dernières années un management toxique et des conditions de travail intenables. Cela doit absolument évoluer très rapidement.

En mai 2024 puis à nouveau en janvier 2025, lors de deux audiences intersyndicales au rectorat, nous avons pu dénoncer les dysfonctionnements importants concernant la scolarisation de ces élèves qui sont censées être protégées, ainsi que la dégradation de leurs conditions de scolarisation, et également une grande souffrance chez nos collègues enseignantes.

Afin de rompre l’isolement des collègues d’UPE2A et de proposer des perspectives, le SNES-FSU avec la FSU a organisé 2 stages : en mars 2025 à Rouen, un stage intersyndical sur la scolarisation des élèves allophones et les conditions de travail en UPE2A ; et en mars 2026 à Caen, un stage intitulé ‘Les migrations : quelles réalités, quelles pédagogies ?’, en partenariat avec VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes : https://visa-isa.org/ ) et SOS MEDITERRANEE (https://sosmediterranee.fr/ ). Un prochain stage intersyndical est prévu en janvier 2027.

En juin 2026, les dysfonctionnements et la souffrance au travail ont également été dénoncés par les chargées de mission académiques du CASNAV (Centre Académique pour la Scolarisation des élèves allophones Nouvellement Arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de Voyageurs) et les référentes de chaque département, lors d’une audience auprès de la DRAIO. Il y a été question de l’accompagnement des élèves et de la gestion des moyens, ainsi que d’une absence de crédibilité et de sérénité. Les chargées de mission y ont de plus pointé le management toxique qu’iels ont subi lors des derniers mois et ses répercussions sur l’ accompagnement des enseignantes et des élèves. Enfin, le cadre n’est pas clair que ce soit pour le DELF ou les autres examens, ce qui affecte la poursuite d’étude des élèves et surtout met en jeu leur avenir sur le territoire français.

Le SNES-FSU continue de dénoncer avec force l’indignité des conditions d’accueil des élèves allophones et des conditions de travail des enseignantes en UPE2A et les invite à ne pas rester seules en cas de difficultés, à faire remonter les évolutions de situations et à participer aux stages à venir.