6 septembre 2026

Actualités

La FSU rencontre la nouvelle rectrice

La FSU a rencontré en audience hier soir la nouvelle rectrice de l’académie de Normandie, arrivée pendant l’été. En ce début d’année scolaire, les représentantes de la FSU ont insisté sur les dossiers les plus urgents.

Nous avons d’abord alerté la rectrice très solennellement sur la situation de nos collègues AESH. Malgré l’ouverture de discussions au niveau ministériel sur un futur statut et de meilleures rémunérations, les AESH subissent toujours des temps incomplets et des salaires indignes. Pire encore, dans notre académie, on refuse de leur octroyer les jours de fractionnement qui leur sont réglementairement dûs. La FSU intervient sans relâche depuis des mois années sur cette question (voir notre article) et a vivement interpellé la rectrice pour qu’elle prenne une décision conforme aux textes en vigueur et qui envoie enfin un signal favorable aux AESH.

Nous avons également dénoncé les conditions de mise en œuvre des PAS, avec des AESH sans affectations, d’autres avec des doubles affectations, des zones géographiques élargies, et les AESH qui n’ont pas signé leur avenant restées sans informations jusqu’à la rentrée.

Par ailleurs, la FSU a insisté sur la problématique de la souffrance au travail qui n’épargne pas la Normandie. Elle a rappelé les travaux entamés et les engagements pris par l’Académie quant aux violences dans le premier degré qui doivent impérativement être poursuivis. La FSU a également dénoncé les suppressions de postes et les effectifs qui augmentent encore dans les classes. Nous avons particulièrement souligné la situation des dispositifs ULIS collège dans lesquels la norme est désormais à 14 élèves alors que les textes qui les régissent prévoient un maximum de 10. De même, plusieurs classes en LP dépassent les seuils autorisés et font courir des risques de sécurité aux élèves en atelier.

Nous avons également rappelé l’urgence d’engager un grand plan de rénovation du bâti scolaire. Les vagues de froid cet hiver et les canicules de la fin de l’année dernière ont mis les personnels et les élèves à rude épreuve. Même si les bâtiments sont de la responsabilité des collectivités territoriales, notre employeur est garant de notre santé, de notre sécurité et de nos conditions de travail : le rectorat doit donc obtenir des engagements des communes, des départements et de la région pour effectuer des travaux rapidement.

Nous avons également dénoncé le management toxique, trop souvent à l’œuvre dans les circonscriptions et les établissements. Par exemple, la pression que subissent actuellement certains collègues pour accepter des heures supplémentaires n’est pas acceptable, ni les refus de tenir compte des contraintes familiales ou des préconisations médicales dans l’établissement des services et des emplois du temps.

Enfin, nous avons souhaité conclure l’audience en dénonçant la façon dont sont gérés les personnels par le rectorat comme par les DSDEN. Trop souvent, les collègues qui cherchent à contacter les services n’ont pas de réponse du tout, ou parfois des réponses inappropriées. Au-delà de ce problème majeur de fonctionnement, la FSU a souligné l’incapacité de l’académie à traiter correctement les personnels en situation de handicap (dans les affectations et les aménagements de postes notamment). Vous pouvez lire notre article ici. De même, la FSU a dénoncé le fait que le plan académique pour l’Egalité professionnelle soit au point mort : en matière de carrière, d’accès aux postes spécifiques d’encadrement, d’accès au temps partiels, de meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale, et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, tout reste à faire !

Sur toutes ces questions, la FSU continuera à exiger des avancées de l’administration et à défendre les droits des collègues. C’est aussi pour cela qu’elle appelle les collègues à la grève et aux manifestations du mardi 29 septembre, avec l’intersyndicale Fonction Publique, pour nos salaires et nos conditions de travail.